Cette législative partielle était attendue par tout le monde et devait servir de test après les remous des
affaires de l'EPAD et de Frédéric Mitterrand.
Malgré la cote d'impopularité de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, à hauteur de 40%, le candidat socialiste, maire de Poissy Frédérik Bernard n'a pas obtenu la majorité des voix.
Même si Christophe Borgel qualifie ce matin cette élection de victoire à la Pyrrhus, il n'en reste pas moins que c'est une défaite pour le candidat du Parti socialiste.
L'effet boomerang n'a pas eu lieu et c'est bien là une leçon que doivent retenir les socialistes et ce à quelques encablures des élections régionales. Cela détermine aussi tout le chemin qu'il reste à accomplir pour que toutes les régions déjà acquises à la gauche puissent le rester.
L'UMP, on le sait usera de toutes ses armes et même de tous les coups bas pour déstabiliser un PS qui se cherche encore. Ce ne sont pas les prises de position hasardeuses d'un Benoît Hamon à propos de l'affaire Mitterrand qui peuvent apporter la sérénité nécessaire à une cohésion socialiste.
Tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, réfléchir donc et travailler encore doivent être les objectifs de ces prochaines semaines. Pour gagner, il ne suffira pas de faire une campagne anti-Sarközy de Nagy-Bocsa, il faudra avant tout exprimer et expliquer un réel projet de société pour les années à venir.


